Dimanche 24 Septembre 2017

Association des quartiers de la place de Clichy, des avenues de Clichy et de Saint-Ouen

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Lettre d'information

Saint Michel des Batignolles

Saint Michel : Un regard sur les Epinettes

Saint-Michel (passage) Ouvert en 1860, Bordé de petits immeubles réguliers de trois étages, ce passage repavé il y a une dizaine d’années (encore pavé), offre une étonnante perspective sur le clocher de l’église Saint-Michel des Batignolles.

 

Saint Michel des Batignolles

Au début du 19ème siècle, il y avait à l’emplacement de cette église une chapelle : la chapelle Saint Jean. En 1857, on la remplaca par une église annexe de l’église Sainte Marie des Batignolles qui s’ouvrait sur le 17 avenue de Saint Ouen en une façade néo-romane. Par décret impérial d’octobre 1858, elle devint église Saint Michel.

En 1871, pendant la Commune, elle est pendant quelques jours le Club de la Révolution. Devenue trop exigüe du fait de l’accroissementde la population des Epinettes, sans doute terre de missions, il fallut en édifier une troisième. L’église actuelle. Celle ci, œuvre de Bernard Haubold, élève d’Abadie architecte du Sacré Cœur de Montmartre est de style néo byzantin. La première pierre est posée en 1913, la construction est interrompue de 1914 à 1918, elle reprend dans les années 20 ; elle sera terminée en 1938. C’est une église monumentale de 2000m2, de 35m de long et de 24m de hauteur qui repose sur 28 colonnes monolithes en granite de Bretagne de 6 tonnes chacune. Elle est surmontée d’un campanile qui s’élève à 37 m, lequel abrite 4 cloches et sert de piédestal à une statue de bronze doré de l’archange Saint Michel d’Emmanuel Fremiet, réplique de celle qui se trouve au sommet du clocher de l’abbaye du mont Saint Michel. Si le diable est dans les détails, à Saint Michel des Batignolles, les détails sont dans le sacré : finesse des matériaux de construction, nuances rouges des coloris des briques de Bourgogne, délicatesse des bois précieux, acajou, ébène, sycomore, amarante citronnier des marquetteries des chemins de croix dessinés par Henri Michel Magne (1877-1946) et réalisées par Messager, de la chaire à prêcher, des confessionnaux, chatoiement des émaux et grès mordorés de M. Bigot, transparence des vitraux, luminosité des mosaïques. Couleurs et formes en harmonie. Plus convenues sont les peintures : une Cène, une Nativité de la Vierge, une Mise au tombeau, Saint Michel patron des armées, mais quel étrange tableau que ce Songe de Fra Angelico de Georges Chicotot - peintre de scènes de médecine de la fin du 19ème siècle - ou l’on voit le moine artiste, piquant du nez pour faire un petit somme, assisté d’un ange qui l’aide à terminer son œuvre ?