Assemblée générale 2021 de déCLIC 17/17 : affluence nombreuse et débats constructifs

Près de 50 personnes ont assisté le samedi 18 décembre de 14h30 à 17h15 à l'assemblée générale ordinaire de déCLIC 17/18. Avec le plus de 40 pouvoirs reçus avant l'AG, ce sont près de la moitié des adhérents actifs de l'association qui ont exprimé leur opinion.

Rien ne laissait présager – ni la date (le jour du début des vacances de Noël) ni les derniers développements de l'épidémie de Covid 19 et les nouvelles restrictions sanitaires à venir – que les adhérents se déplaceraient si nombreux pour assister à l’assemblée générale ordinaire de déCLIC 17/18 et débattre des sujets qui avaient été portés à leur connaissance par le rapport d’activité remis avec la convocation. Sauf que cette assemblée faisait suite à une année 2020 où les adhérents avaient été invités à voter par correspondance. Et que le désir de se retrouver était fort.

Une grande salle avait été réservée pour l'occasion et le port du masque ainsi que l'utilisation de gel hydro-alcoolique permettaient de satisfaire aux règles sanitaires en vigueur.

 

Des débats constructifs

Accueillant les adhérents, Philippe Limousin, le président de l’association, salue l’assistance nombreuse et souligne le plaisir de se retrouver après cette période de deux ans marquée par des restrictions bien légitimes.

Le premier débat porte sur ce qui a marqué durablement la tranquillité de notre quartier : l’autorisation d’installer des terrasses éphémères, pour restaurer le chiffre d’affaires des restaurants et autres bars qui ont vu leur activité complètement gelée lors des périodes de confinement. Si le principe n’est pas remis en cause, notre association regrette que les règles édictées – pas plus de 1,30 m de hauteur, pas de couverture ni d’éclairage, une fermeture à 22 heures – aient été constamment bafouées. Certaines terrasses ont accueilli des consommateurs – le plus souvent bruyants et alcoolisés – jusqu’à largement plus de minuit, ont été installées sur des trottoirs étroits au mépris de la circulation des piétons et des riverains, ont colonisé des pans entiers de rues (comme la rue des Dames) au détriment des places de stationnement et, plus grave, des places de livraisons, et ont utilisé des matériaux peu valorisants comme des palettes de chantier.

Les interventions se succèdent soulignant la nécessité de faire respecter –  en utilisant les forces de la récente Police municipale qui devra pour cela continuer à travailler après 22 heures – la tranquillité des riverains lors de la prochaine officialisation de ce qui devient des « terrasses estivales ». Christian Blatter fait part de l’action positive qu’il a menée avec la mairie du XVIIe pour faire diminuer les nuisances rue Caroline, d’autres intervenants rappelant la fonction convivialité remplie par ces terrasses.

Un nouveau Règlement des Etalages et Terrasses (RET) doit bientôt être publié, notre association demande à ce qu’il soit scrupuleusement respecté.

 

 

Des projets à l’arrêt ou complètement abandonnés

Les dossiers en souffrance sont ensuite évoqués : la mauvaise tenue des bacs de plantes installés sur la placette des 37-39 avenue de Clichy et l’incurie des services de la DEV du XVIIe qui s’était engagés à replacer et à fixer les bacs et à remplacer certaines plantes pour… le 30 juin dernier ; la rénovation de l’entrée du métro La Fourche pourtant étudiée par les services techniques de la RATP qui étaient prêts à commencer les travaux en janvier 2022 et qui bloque pour d’obscures raisons administratives ; les projets de budgets participatifs proposés par notre association (fresque sur le mur pignon du 41 avenue de Clichy, rénovation des trottoirs avenue de Clichy) qui n’ont pas vu un semblant d’exécution.

Certaines avancées sont saluées : la création de la nouvelle entrée au cimetière de Montmartre sur la rue Ganneron ; la fin de la piétonisation de la rue Biot (jusqu’à quand ?) ; le succès de la fête du Livre de la rue Davy (avec l’espoir de pouvoir organiser la vingtième édition en 2022) ; les travaux en cours et bientôt terminés de la mairie du XVIIe.

Une adhérente suggère qu’on trouve une utilisation « citoyenne » aux kiosques à journaux récemment rénovés et qui ferment faute de volume d’activité suffisant. « Il faut s’inspirer, souligne-t-elle d’un kiosque transformé en fleuriste ou de celui qui accueille d’association « Lulu dans ma rue ». 

Une adhérente de la rue Ganneron raconte son combat pour préserver un marronnier centenaire du cimetière de Montmartre qui a perdu deux de ses branches maîtresses et qui devrait néanmoins être sauvé de l’abattage.

Une question est posée qui devra trouver une réponse : pourquoi la cascade du Parc Martin Luther King ne fonctionne toujours pas ? Cette question fait écho à l’arrêt des jets d’eau de l’espace enfants qui n’ont fonctionné, au grand dam des enfants, qu’une seule partie du premier été.

Lorsque nous abordons les difficultés que nous rencontrons avec Karen Taïeb, adjointe à la maire de Paris chargé du patrimoine pour la finalisation de la mise en œuvre du « Parcours des peintres Impressionnistes » que nous avons proposé lors des budgets participatifs 2018 et pour lequel nous avons travaillé en bonne intelligence ave la DAC (Direction des Affaires Culturelles), l’assemblée décide de voter la motion suivante :

« Les adhérents de l’association déCLIC 17/18, réunis en Assemblée générale le samedi 18 décembre 2021

« Soucieux de voir enfin abouti le projet de Parcours des peintres Impressionnistes, présenté par notre association aux budgets participatifs en septembre 2018, largement adopté et toujours pas mis en œuvre,

« Persuadés que ce parcours répond à notre volonté de redonner du lustre à la Place et à l’avenue de Clichy,

« Convaincus que ce projet répond à l’attente de nombreux habitants du quartier dont beaucoup sont informés de l’avancement du projet et ne comprennent pas le retard mis à le réaliser

« Demandent instamment que ce projet soit mis en œuvre sans tarder en utilisant les supports d’abord retenus et qui sont du type de ceux qui ont été utilisés dans le « Parcours de la Révolution », déjà installé dans le centre de Paris. »

Cette motion sera largement diffusée début 2022.

 

Les pistes cyclables pérennisées et leurs conséquences
sur la circulation des bus

La circulation des bus qui desservent notre quartier – 21, 95, 74, 54 – a largement souffert des choix faits par la mairie de Paris de privilégier les cyclistes au détriment des utilisateurs de bus. Le sujet a largement été abordé dans le numéro 39 de notre journal. Des adhérents du IXe demandent que le choix d’éliminer les bus de la rue d’Amsterdam au profit des (rares !) vélos soit abandonné et que l’on permette aux bus – qui peuvent mettre 20 minutes de plus en étant déroutés rue Saint-Lazare – de l’emprunter de nouveau.

Malheureusement, cette période de tests qui devait se terminer fin 2021 vient d’être prolongée jusqu’à la mi-2022. Sans commentaires !

Les travaux de pérennisation des pistes cyclable « provisoires » qui affectent l’avenue de Clichy entre La Fourche et la Place et qui ont nécessité de détourner le trafic des bus vers la rue de Rome ou la rue Caulaincourt ne sont pas prêts de s’achever car ils vont concerner ensuite l’avenue de Saint-Ouen. Les riverains qui empruntent les lignes de bus déviées font part de leur mécontentement.

Les rapports moral et financier sont ensuite adoptés à l'unanimité.

L’assemblée générale se termine vers 17h15, marquant le plaisir de se retrouver et de débattre après deux années marquées par l'impossibilité de se réunir.

20 décembre 2021