Lundi 17 Décembre 2018

Association des quartiers de la place de Clichy, des avenues de Clichy et de Saint-Ouen

Charte de Qualité : une application difficile

La marche « citoyenne » qui a réuni les signataires de la Charte de Qualité des Commerces de l’avenue de Clichy, le 18 septembre, a permis de constater que beaucoup reste à faire pour que certains magasins situés des deux côtés de l’avenue respectent ne serait-ce que la loi. Première étape : les contrevenants vont être informés de leurs obligations. S’ils ne s’exécutent pas, ils seront verbalisés. Mais quand ?

Plus de deux heures ont été nécessaires aux signataires de la Charte de Qualité des Commerces pour parcourir l’avenue de Clichy entre La Fourche et la place ce mardi 18 septembre alors que le soleil qui avait brillé sans interruption depuis plusieurs mois était remplacé par des averses violentes heureusement clairsemées.

Etaient présents la CCIP, les mairies des deux arrondissements – dans les personnes de leurs adjoints Philippe Guerre adjoint au commerce XVIIe, Carine Rolland première adjointe au maire du XVIIIe remplaçant Afaf Gabelotaud adjointe au commerce – les représentants de la mairie centrale, ceux de la DPSP et des commissariats de police, la direction de l’urbanisme (DU), celle des Espaces verts ( DEV), et bien sûr de déCLIC 17/18, représenté en force par presque tout le conseil d’administration.

Décoller les vitrophanies des vitrines

La « déambulation » commence à La Fourche côté XVIIIe. Avec un constat : des vitrophanies occultent souvent les vitrines qui, normalement, doivent rester transparentes. Informé de cet état de fait, le gérant du premier commerce avoue ne pas connaître cet aspect du règlement de la Ville. Il en est informé : les publicités doivent se situer non pas sur la vitrine mais à l’intérieur du magasin. Il avoue son ignorance, proteste de sa bonne foi et promet de s’exécuter. Si la parole des interlocuteurs ne peut être mise en doute – ce sera le cas sur d’autres vitrines – l’espoir qu’ils enlèvent ces vitrophanies parfois immenses après ce simple rappel au règlement est assez ténu.

En passant tous ces magasins au peigne fin, on est frappé de la quantité d’infractions qui durent pour certaines depuis de nombreuses années : enseignes non conformes, éclairages interdits, multiplication des enseignes posées perpendiculairement à la chaussée, coffrages trop proéminents, terrasses non autorisées, etc. A chaque fois, un rappel au règlement est effectué par les services compétents. Entraînant des débats houleux quand le tenancier est à limite de la mauvaise foi…

déCLIC ne manque pas une occasion de signaler les vitrines fêlées, les poubelles laissées sur la chaussée en dehors des heures de ramassage, les chevalets publicitaires et les mannequins posés sur les trottoirs et qui occupent abusivement l’espace public, le mauvais état des auvents et des rideaux de fer, les couleurs criardes et les enseignes lumineuses agressives, etc.

Comme chaque jour depuis des années, un vendeur « à la sauvette » est installé derrière l’arrêt de bus situé devant le jardin des Deux-Nèthes. Il avait vraisemblablement été livré comme ses collègues du quartier par une fourgonnette du chef de réseau… Sous la pression des policiers, il interrompt son activité. Il se réinstallera une fois cet aéropage d’importuns disparu. Tout comme les « marcheuses » en poste à La Fourche qui s’égaient en sentant le danger potentiel et qui réapparaitront un peu plus tard.

Le devenir de la boulangerie du 20 avenue de Clichy

Nous alertons également – un mail de confirmation sera adressé illico à tous les services intéressés – l’adjointe chargée du Commerce à la mairie du XVIIIe et la cheffe de cabinet d’Olivia Polski adjointe au commerce à la mairie de Paris sur les inquiétudes des riverains quant à la rumeur d’installation d’une boîte de nuit à la place de la boulangerie située au 20 avenue de Clichy et qui est fermée depuis plusieurs mois. La difficulté semble d’identifier le propriétaire du lieu pour l’interroger sur ses véritables intentions. Nous allons nous y employer dans l’espoir de voir s’installer un nouveau commerce de bouche.

Nous demandons également des informations sur le devenir du local du 6 avenue de Clichy qu’Orange a quitté depuis près de deux ans. Des informations à vérifier affirment que l’immeuble du 6 est propriété de Pathé-Wepler qui souhaiterait agrandir ici son complexe de salles du n°8.

Le local commercial et l’immeuble sont dans un triste état. Si les travaux tardent un fonctionnaire de la ville suggère de faire partir une injonction à ravaler.

Côté XVIIe, les travaux du fast-food situé au coin de l’avenue et de la place sont encore en cours. Jusqu’à quand, alors que, sur la place, le ravalement du bel immeuble de Roux-Spitz est terminé. Nous voulons croire que si le droit de terrasse fermée est renouvelé par la Ville, ce sera au seul usage d’une terrasse pour les consommateurs et pas pour installer une annexe technique.

Un peu plus haut, au 13, la transformation en centre dentaire du groupe Dentelia d’un local précédemment occupé par une banque est un signal positif tout comme la création annoncée d’un hôtel au numéro 15. Vue de l’autre côté de l’avenue, la piètre qualité des devantures des magasins jure d’autant plus pue les étages supérieurs des immeubles – construits dans la deuxième moitié du XIXe siècle ou au début du XXe siècle – ont de très belles façades. Le devenir de la placette du 39-41 et sa végétalisation est lui aussi abordé, même si rien ne semble bouger pour le moment. Cela se fera puisque le projet présenté par déCLIC 17/18 a été plébiscité par les Parisiens en 2017. Tout comme la fresque qui ornera le haut du mur. Si les Parisiens qui vivent ou travaillent dans le XVIIe y ont apporté leurs suffrages lors des récents votes des Budgets participatifs.

date de publication: 
24 septembre 2018