Mardi 18 Février 2020

Association des quartiers de la place de Clichy, des avenues de Clichy et de Saint-Ouen

Conférences "Divines, divas et devancières" 13 février et 10 mars 2020 à 19h30 mairie du XVIIe

Pourquoi ce cheminement, autour de la Journée Mondiale de la Femme, le 8 mars prochain, autour des « Divines, divas et devancières du XVIIe » ? Pour souligner le rôle essentiel des femmes dans l’épanouissement de la civilisation de l’équité, depuis la seconde moitié du XIXe siècle, au cœur même de l’arrondissement. Lucien Maillard, pour cette nouvelle série de conférences, dans le cadre des « Traversées littéraires et des lignes de vie », aurait pu évoquer Marie Curie – qui avait résidé, étudiante à Paris, rue Lamandé – ou la pianiste Marguerite Long, mais il a préféré célébrer celles dont on parle moins parce qu’il nous semble les connaître trop : Sarah Bernhardt, Rita Hayworth, Françoise Sagan et l’immense Barbara dont la voix continue de nous accompagner jusqu’au métro Rome… « Le lien, dit-il, était si évident entre Sarah Bernhardt et Rita Hayworth que j’ai désiré raconter ce qui les rapproche et ce qui les distingue. Sarah Bernhardt, maîtresse femme qui imposa le statut de star mondiale fit construire deux hôtels particuliers – rue Fortuny et boulevard Pereire – pour recevoir ses admirateurs et y élever son fils, son cher Maurice. Rita Hayworth, elle, épousa le prince Ali Khan à l’ancienne mairie du XVIIe. Et son déclin tragique fut adouci par sa fille. »

 

 

 

Le lien entre Françoise Sagan et Barbara est encore plus fort, vital. Née à Cajarc, Françoise Quoirez – qui emprunta son nom de plume à la princesse de Sagan - était de cinq ans la cadette de Monique Serf – Barbara – née rue Brochant. En 1940, lorsque le père de Françoise Sagan - Pierre Quoirez – installa sa femme, ses enfants et son usine à Saint-Marcellin, il reçut un jour un homme inquiet des lois iniques de Vichy, qui cherchait un abri pour sa famille. Il fut embauché par Pierre Quoirez dans son entreprise. Ce n’était autre que le père de Barbara… « L’élégance du rire allègre, chez Barbara et chez Françoise Sagan, masquait le mépris des conformismes qu’elles défièrent avec génie, toutes les deux », souligne Lucien Maillard.