
L’année 2024 aura été marquée par la mise en œuvre d’une partie de nos projets.
Ce qui a permis d’atteindre des objectifs auxquels nous travaillons depuis des années
Nous avons enfin avancé sur des dossiers d’importance : Parcours des Peintres impressionnistes, réhabilitation Arts déco 1911 de l’accès au métro La Fourche, relance de la Charte de qualité des Commerces de l’avenue de Clichy, jusqu’à la petite porte du cimetière Montmartre rue Ganneron restée ouverte…
Ces dossiers, auxquels nous avons travaillé jusqu’à six années, que nous désespérions de voir mis en œuvre, semblent avoir trouvé leur terme ces dernières semaines. Chacun est longuement présenté dans le Journal de déclic 17/18 n°45 joint à cet envoi. Nous les développerons peu ici.
Les 9 panneaux du Parcours des Peintres impressionnistes ont été inaugurés en juin dernier (projet adopté en 2018…). Le matériel est de belle qualité mais on ne peut accepter que 3 des 4 panneaux de la place de Clichy soient consignés dans des recoins sordides.
Devions-nous a minima retirer notre logo déclic 17/18 ? Il est si petit… Peut on espérer que la Mairie de Paris revienne sur cette funeste décision ? Nous ne lâcherons pas.
Nous l’avons appris en octobre : c’est au printemps 2025 que commenceront les travaux de réhabilitation de l’accès au métro La Fourche, projet adopté en 2018. Nous nous en félicitons alors que, depuis octobre 2023, le financement en est assuré.
Toujours l’avenue de Clichy et ses commerces. En octobre 2023, le Conseil d’arrondissement du XVIIe avait voté : que la Charte de qualité des Commerces de l’avenue de Clichy signée en 2016 à l’initiative de notre association soit étendue jusqu’à la porte de Clichy et adaptée afin de mieux prendre en compte les questions de la propreté et de la tranquillité publique. Pourquoi pas ? Mais que déjà se mettent en place les contrôles visant à faire respecter lois et règlements. Ce 25 novembre, déclic 17/18, avec trois adjoints au maire du XVIIe, a travaillé sur le devenir de l’avenue de Clichy : contrer la prolifération des commerces de junk-food, notamment en appelant les syndics à veiller au type de commerce installé au pied de leur d’immeuble et en impliquant les commerces de proximité. Ce ne sera pas le plus facile… Prochaine réunion de travail en janvier.
Budgets participatifs 2024. Même si plusieurs de nos propositions ont, dans le passé, été plébiscitées par les habitants – végétalisation de la placette des 37/39 avenue de Clichy, Parcours des Peintres impressionnistes, trottoirs de l’avenue de Clichy, accès au métro La Fourche – nous avons décidé de ne pas participer aux Budgets participatifs 2024, les processus de décision étant de plus en plus complexes et opaques. Et nombre de projets relèvent des obligations de la mairie comme la réfection des cours et préaux d’école. Avec 6 500 votants dans le XVIIIe (193 500 habitants) et 11 500 dans le XVIIe (165 800 habitants), ce sont entre 3 et 7% des habitants qui votent alors que les enfants sont incités à voter …
Enfin, malgré un vote positif, deux de nos projets adoptés n’ont jamais vu le jour : créer un terrain de boules/molky au jardin des Deux Nèthes et réaliser une fresque sur le mur pignon des 39/41 avenue de Clichy. Décourageant !
Fête du Livre 2024. Pour la deuxième année consécutive, nous n’avons pu répondre à la proposition de Bruno Godard d’occuper un stand rue Davy. Compte tenu des difficultés de circulation automobile et du faible nombre d’adhérents actifs de déclic17/18 présents à Paris le week-end en septembre, il est trop difficile pour les quelques volontaires de transporter matériel et journaux et de tenir un stand toute la journée. Dommage, car c’était l’occasion de rencontrer nos adhérents, de converser avec les élus de passage et de nous faire connaître auprès de futurs adhérents. Nous faisons appel aux volontaires pour la Fête du Livre 2025.
Et nous revenons sur des sujets qui concernent « tout Paris »
Les pistes cyclables installées sans concertation dès 2020 sont là et bien là, obligeant tout ce qui n’est pas vélo ou trottinette à des tours et détours et tant pis pour la pollution. Autre conséquence, le dévoiement de certaines lignes de bus, augmentant la durée du trajet. Qu’au moins la police sanctionne les 2 roues, hélas pas immatriculés qui, très majoritairement, grillent les feux rouges. Des pieds d’arbres à la dégradation de la qualité du mobilier urbain avec le style « palettes de chantier », la Mairie de Paris a dû tempérer son « n’importe quoi » face à la levée de bouclier d’associations. Les terrasses estivales sont un peu mieux contenues, reste le bruit occasionné. Notre association a agi en ce sens avec l’association Vivre Paris.
A défaut de pouvoir décisionnaire, notre « ministère de la parole » peut être efficace
Un observateur notait : « Le travail effectué par l'association est remarquable par son obstination pour faire aboutir des projets concernant directement les habitants. C'est le plus intéressant et peut-être le plus efficace dans la démocratie ».
Il est vrai que, année après année, nous avons créé un outil qui fonctionne. Déclic 17/18 a su se faire connaître des habitants du quartier et s’imposer dans le paysage, auprès des élus, nos premiers interlocuteurs. Déclic 17/18 réunit quelque 250 adhérents, publie deux fois par an un Journal d’une qualité reconnue. Et, force de réflexion, de proposition, de pression, la volonté d’indépendance de notre association implique depuis plus de 25 ans le refus de toute subvention.
Ministère de la parole : le Journal déclic 17/18 en est le vecteur principal
En 2024, tenant le rythme bi-annuel, nous avons publié les n°44 (printemps-été 2024) et 45 (automne-hiver 2024), adressés sous enveloppe aux adhérents et aussi aux élus des secteurs où nous intervenons. Nous savons qu’il est attendu et apprécié : de nouveaux adhérents déclarent vouloir « s’abonner à la revue »… Une trentaine de livraisons du Journal, depuis le n°11 (automne 2001) sont consultables sur notre site. Au-delà de quelques articles marqués par l’actualité, cela représente une mine de renseignements sur notre quartier. Dans le n°43, nous avions publié une table analytique « pour s’y retrouver dans la richesse du site de déclic 17/18 ».
Il est complété par notre site internet www.declic1718.org, actualisé jour après jour et enrichi : informations, dossiers et les 32 dernières livraisons de notre Journal. Nous tutoyons les 2000 visites par mois. Durant l’année, un certain nombre de mails déclic 17/18 informe ont été adressés aux adhérents qui ont indiqué leur adresse internet (90 % d’entre eux).
Au-delà, se pose la question : forts des tout récents résultats engrangés après d’autres, après tant d’années, tant de démarches, quels nouveaux objectifs notre association peut-elle se fixer, dans une perspective de réussite qui ne soit pas trop lointaine ?
Car si notre association fonctionne – encore – bien, si l’outil est là, ses animateurs, trop peu nombreux, s’interrogent quand des habitants nous contactent ; « que faire face à ces terrasses invasives et bruyantes, ces anomalies de voirie, ces dépôts sauvages… », que nous leur indiquons la marche à suivre, à qui d’adresser etc., et que, trop souvent, nous n’en avons plus de
nouvelles… On compte sur déclic 17/18 pour régler l’affaire. Informer, aider, c’est notre rôle. Responsabiliser aussi.
Ceci alors que nombre « d’historiques » de déclic 17/18, peu ou prou installés en province, sont moins disponibles, alors que nous n’avons pas su impliquer durablement des quadragénaires. Comment se projeter dans la vile de demain quand on n’obtient pas tout tout de suite ?
Les suggestions des adhérents de déclic 17/18 sont attendues lors de notre AG du samedi 14 décembre et aussi par courrier adressé au siège de l’association.
Nous avons appris le décès de Pierrette Mani le 22 novembre. Nous connaissions et appréciions Pierrette depuis les années 1995. Elle faisait partie du tout petit groupe d’habitants du quartier qui avait fondé l’association déclic 17/18. Pendant des années, elle en avait été une des principales animatrices.
Chacun appréciait la pertinence de ses analyses, sa gaité même si elle avait durement vécu la disparition de Marc son mari.

