La propreté, la circulation et la sécurité au cœur de l’Assemblée générale annuelle 2025 de Déclic 17/18

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Le samedi 20 décembre, l’Assemblée générale annuelle de Déclic17/18 a réuni une trentaine de personnes dans la salle de la paroisse Saint-Michel. Rapport d’activité et rapport financier adoptés, le débat a porté sur les préoccupations des adhérents : la sécurité et la propreté, l’état des transports en commun et les commerces.

 

En ouvrant l’assemblée générale annuelle, Philippe Limousin, président de Déclic 17/18, constatant la présence physique de 29 adhérents et les 40 pouvoirs reçus, déclare que l’assemblée générale, conformément aux statuts, peut valablement délibérer. La « jauge » habituelle est plutôt d’une quarantaine d’adhérents présents. La différence s’explique vraisemblablement par la date tardive, proche de Noël.

Il présente alors le rapport d’activité pour l’année écoulée, une année marquée par la concrétisation d’un projet que nous avons porté pendant huit ans : la réhabilitation de l’accès au métro la Fourche. «  La livraison des travaux a pris du retard, souligne-t-il,  un retard dû à la complexité du chantier et à sa mise en œuvre limitée à la fermeture de la ligne soit chaque nuit du lundi au vendredi de 2 heures à 5 heures du matin. Mais qu’est-ce qu’un retard de trois mois, sourit-il, pour un chantier dont la mise en œuvre aura duré près de huit ans ? »

Pour cause d’élections municipales, il ne sera pas possible d’inaugurer cette nouvelle station de métro qui aura retrouvé son lustre de 1911. Sylvie Pouget, notre interlocutrice à la RATP qui suit ce projet, n’est pas hostile à une inauguration après les municipales. Saluons le maire du XVIIe dont l’apport de 400 000 euros pris sur d’autres chantiers qui attendront a permis de boucler un budget passé de 300 000 à 700 000 euros pour cause essentiellement de l’inflation suite aux retards accumulés de la mairie de Paris.

Lancer de nouveaux projets ?

Nous regrettons qu’il faille aussi longtemps pour faire aboutir des projets (six ans minimum) : dans le monde d’aujourd’hui quand chacun vit dans l’immédiateté, il est difficile de motiver les plus jeunes à ces temps longs. D’autant plus que la complexité des budgets participatifs mis en place par la présente mandature, pour lesquels nous avions joué le jeu par le passé dans un autre cadre, rend difficile leur adoption, comme en témoigne le projet de budget portant la réfection des pieds d’arbre de l’avenue de Clichy côté XVIIe entre la place et la Fourche qui n’a pas été retenu, noyé dans un fatras bien peu local.

 

Le ministère de la parole

Déclic 17/18 est un outil efficace pour relayer les demandes des habitants, leur signaler les interlocuteurs en charge à contacter dans les équipes municipales et leur ouvrir des pistes d’action. Dans ce cadre, le journal que nous publions deux fois par an est l’outil le plus visible. Complètement réalisé dar des bénévoles de l’association, il est envoyé aux adhérents, distribué aux élus et est installé sur notre site Internet dans lequel on peut retrouver les 30 derniers numéros.

 

Le rapport d’activité pour l’année 2025 est adopté à l’unanimité.

 

Vient ensuite la présentation du rapport financier. « Les finances de l’association sont saines, a expose le trésorier de l’association. Grâce au travail bénévole, les dépenses sont contenues et les recettes des cotisations équilibrent quasiment les dépenses. Pour garder son indépendance, notre association ne demande aucune subvention. »

L’exercice 2025, arrêté au 31 octobre, présente un léger déficit comblé par nos réserves. Le montant des cotisations est quasi stable et les deux postes les plus lourds sont ceux qui concernent l’impression et à la diffusion du journal (les frais postaux ont progressé de 50 % en deux ans).

 

Le rapport d’activité pour l’année 2025 est adopté à l’unanimité.

 

Discussion avec les adhérents

Propreté, lutte contre les incivilités, police municipale

Des adhérents regrettent que notre quartier soit toujours aussi sale. Principalement en cause, les déchets sauvages que les services de propreté peinent à faire enlever rapidement. Et le comportement des gens qui n’hésitent pas à jeter tout par terre, négligeant les nombreuses poubelles mises à leur disposition.

Même si certains adhérents saluent la mise en œuvre de l’application « Dans ma rue » ou le service d’enlèvement des encombrants à la demande, de nombreux progrès pourraient être faits avec une meilleure exploitation des moyens. La répartition plutôt opaque des responsabilités entre mairie centrale et mairie d’arrondissement permet, selon certains, des réponses bien pratiques du style : « ce n’est pas moi, c’est l’autre ».

Davantage  de présence des policiers dans les rues est demandée ainsi qu’une verbalisation plus systématique des contrevenants : commerces en infraction de terrasses ou d’étalages, consommation tardive et bruyante sur la voie publique, ouverture des « usines à malbouffe » jusqu’à une heure avancée de la nuit provoquant des attroupements jusqu’à des 2 ou 3 heures du matin etc. La police municipale dont ce sont les prérogatives est la plupart du temps aux abonnés absents.

 

Voisins jardiniers

Une animatrice du collectif « Les voisins jardiniers », à l’origine de la végétalisation réussie d’une douzaine de pieds d’arbre sur l’avenue de Clichy côté XVIIIe, fait part de ses difficultés à obtenir du comité de quartier Grandes Carrières une subvention de 400 euros pour remplacer des plantes vandalisées ou mortes. Cette somme, qui paraît dérisoire en regard du budget de la mairie du XVIIIe, est pourtant disponible dans le budget (et elle ne serait pas dépensée dans l’exercice 2025…). Une preuve de plus de la complexité de la prise de décisions parfois sous le fallacieux prétexte de consultation des habitants !!!!

 

Un projet pour la rue Davy

La rue Davy a beaucoup gagné avec l’élargissement des trottoirs, la suppression du stationnement des voitures. Le changement de sens de circulation en cours de trajet est tellement aberrant que certains automobilistes n’hésitent pas à prendre une portion de cette rue à contre-sens. Et à vitesse excessive. Deux membres du collectif « Du côté de la rue Davy » demandent à l’association de les aider à obtenir de la mairie du XVIIe l’installation de ralentisseurs et/ou de chicanes destinés à pacifier la circulation. Et l’installation dans cette rue minérale, de bacs de plantes de grande taille, les plantations en pleine terre semblant impossibles à réaliser à cause des réseaux souterrains.

 

Circulation, mobilité, Commerces

Le temps mis par les riverains à se désincarcérer du quartier lorsqu’ils prennent leur voiture n’est plus un sujet de plaisanterie mais une cause de mécontentement. La circulation est à ce point rendue impossible – et polluante – à cause des nombreux sens interdits, de la suppression du stationnement au profit des pistes cyclables  et des restrictions de circulation qu’il est devenu difficile de faire intervenir des artisans dans notre quartier.

Quant à la circulation des bus : la suppression de la voie en site propre sur la portion place de Clichy-la Fourche, le remplacement du 81 par le 21 et l’allongement de son trajet entraînent des temps de transports tels que les usagers qui le peuvent préfèrent s’entasser dans le métro. Sauf ceux qui ne le peuvent pas : personnes à mobilité réduite, mères d’enfants avec poussettes, personnes âgées qui voient leurs trajets considérablement allongés. Les travaux de la station de métro place de Clichy, interminables,  n’arrangent rien et il n’est pas rare de voir une série de bus (54, 21, 74) à la queue-leu-leu entre la Fourche et la Place de Clichy aux heures de pointe !

Sans compter les difficultés d’accès aux terre plein des arrêts pour lesquels il faut, au risque d’accident, traverser une piste cyclable comme à l’arrêt Ganneron !

 

La salle devant être libérée, l’assemblée générale est close à 17 heures.

29 décembre 2025