Assemblée générale annuelle 2022 de déCLIC 17/18

L’Assemblée générale annuelle de déclic 17/18 s’est réunie le 17 décembre 2022. Défiant les frimas, une semaine avant Noël, 40 à 50 adhérents y ont activement participé, alors que 51 autres avaient donné leur pouvoir. Ainsi, la moitié des adhérents à jour de leur cotisation étaient présents ou représentés. Le Rapport d’activité et le Rapport financier ont été adoptés à l’unanimité au cours de la réunion qui, ouverte à 14h30, s’est terminée à 18 heures.

 

 

Présentation de notre rapport d’activité et discussion

Nous avons effectué le compte-rendu de nos multiples interventions au cours de ces douze derniers mois afin d’obtenir de la part des « décideurs », la mairie de Paris en l’occurrence, que soient enfin menés à bien des projets qui « trainent » depuis des années, alors que ces projets que notre association a portés ont été adoptés par le suffrage citoyen lors des budgets participatifs.

Ainsi de la réhabilitation de la bouche de métro La Fourche façon 1911, projet adopté en 2019, sur lequel nous avons travaillé en étroite collaboration avec la RATP, considérablement retardé parce que la mairie de Paris ne savait comment verser de l’argent à la RATP… Ces six derniers mois, la RATP a pu enfin rencontrer mairie de Paris et IDFM Ile de France mobilités. On apercevait le bout du tunnel. Las, mi-novembre nous apprenons qu’en trois ans, le devis a augmenté, passant de 300 000 à 350 000 € ! La mise en œuvre annoncée pour l’année 2023 n’allait-elle pas être encore retardée ?

Jacques Baudrier, adjoint à l’urbanisme d’Anne Hidalgo que nous avons interrogé fin novembre à l’occasion d’une réunion publique aux Epinettes nous a assuré qu’il en faisait son affaire « les 50 000 €, qui manquent après trois ans, on va les trouver ».

Ainsi de l’installation des onze panneaux du Parcours des peintres impressionnistes place et avenue de Clichy, un autre projet que nous avons conçu en étroite collaboration avec la DAC Direction des affaires culturelles de la Ville et fait adopter au budget participatif 2018 qui a subi un nouveau retard quand, lors d’une rencontre sur le terrain en novembre 2021, Karen Taïeb, adjointe au Patrimoine nous a confié que si tout était très bien, les supports des panneaux, ceux de la mairie de Paris, ne lui plaisaient pas vraiment… On se retrouve fin septembre 2022. Finalement, ces supports ne sont pas si mal : dix mois de perdus ! Mais le parcours allait pouvoir être installé. Las, cette fois, ce sont les ABF architectes des bâtiments de France qui condamnent le choix les emplacements proposés pour 3 des 4 tableaux prévus place de Clichy : La sortie du Gaumont Palace d’Abel-Truchet 1913, Snow boulevard de Clichy de Signac 1886, Les Dames du Wepler d’Albert André 1926, gêneraient la circulation de piétons et gâcheraient un paysage si riant (ce qui n’est pas le fait des panneaux publicitaires ou des panneaux de la Ville de Paris généreusement recouverts par l’affichage sauvage…). Comme alternative, Karen Taïeb propose pour ces 3 panneaux des emplacement parfaitement incongrus qui trahiraient notre projet. Par exemple, le panneau La sortie du Gaumont-Palace serait installé dans un petit coin de la façade commerciale de Castorama entre publicités et vitrophanies. Il n’est pas question que déclic 17/18 accepte ces tractations. Et tant pis si, de 11 panneaux retenus depuis trente mois, on se rabat sur 8 panneaux ! La Ville portera la responsabilité de ce gâchis et nous saurons le faire savoir. L’installation des panneaux avenue de Clichy ne pose apparemment pas de problèmes. A quand l’inauguration de ce parcours des peintres impressionnistes, même amputé ? Devrons-nous alors être présents ?

Découvrez sur internet les 11 tableaux sur lesquels nous avons travaillé Paris vues d’artistes : le quartier de la Place de Clichy.

Ainsi de la fermeture de la nouvelle petite entrée du cimetière Montmartre rue Ganneron , que déclic 17/18 réclame depuis dix ans, que l’APUR Atelier Parisien d’URbanisme a préconisée, que en février 2020 Gilles Lejoindre maire du XVIIIe s’est engagé à  réaliser, qui fut aménagée en février 2022, réalisation a minima loin du projet monumental de 1912 (vous avez bien lu : il aura fallu 110 ans…) Début avril, cette petite porte était fermée, n’ayant pas l’heur de plaire aux gardiens du cimetière.

On en est là. Jusqu’à quand ? La mairie du XVIIIe reconnait à bas bruit que cette fermeture n’est pas acceptable, nous conseille de lancer des pétitions. Mais c’est à la mairie d’arrondissement de mettre fin à cette funeste décision. Quand une mairie d’arrondissement est du même bord politique que la mairie centrale, ce ne devrait pas être trop difficile. Vous avez dit Ubu ?

Alors, jusqu’à quand cette petite porte restera-t-elle fermée, interdisant aux habitants du quartier de traverser le cimetière ? Cent dix ans encore, ou quarante mois et la fin de la mandature en cours ?

 

Thèmes de réflexion proposés par les adhérents

Quid de la végétalisation alors que la Ville, enfin consciente du n’importe quoi qu’avait généré l’attribution de permis de végétaliser à des personnes qui abandonnaient après quelques semaines, va se montrer plus exigeante envers les postulants de qui on attend engagement et suivi responsables ? Saluons cette prise de conscience tardive et souhaitons que l’on prenne exemple sur le beau travail réalisé par le CQ Grandes-Carrières sur 14 pieds d’arbres de l’avenue de Clichy côté XVIIIe. Prenons aussi exemple sur les aménagements réalisés par les résidents du 1 rue Cavallotti, parfaitement entretenus depuis plusieurs années.

Rappelons que les services de la propreté de la Ville sont tenus de nettoyer les bacs à plantes installés par la Ville sur le domaine public.

La pérennisation des pistes cyclables fait l’unanimité : oui aux pistes mais, dans nos quartiers, elles sont démesurées et mettent en danger les piétons, les plus fragiles des usagers de la rue, quand il leur faut traverser, pour rejoindre par exemple le quai d’embarquement des bus ou au feu rouge « grillé » par la grande majorité des cyclistes et trotinetteurs.euses. La police municipale nous assure qu’elle va sévir mais comment verbaliser des véhicules non immatriculés et « cela mobilise beaucoup de personnel pour des résultats décevants ». Les pistes sont là, pour des années, avec l’accord de la majorité des élus car la Ville comme par la région les ont financées. Il faudra faire avec mais au moins obtenir le respect des lois et règlements.

La circulation des bus est obérée par la création de pistes cyclables, à l’exemple de la fermeture aux bus 21 et 95 de la rue d’Amsterdam, allongeant considérablement le temps de parcours entre la place Clichy et la rue du Havre. Et tant pis pour les usagers. De plus, le nombre de bus baisse drastiquement : difficultés de recrutement, absentéisme, provoquant des attentes démesurées qui découragent les usagers des bus, eux aussi parmi les plus fragiles des piétons quand Le Parisien du 11 décembre fait sa une « Métro parisien l’enfer sous terre » et le cahier intérieur « Moins de voitures et plus de végétaux rue de Clichy ». Chic, les trottoirs seront élargis, un double sens cyclable instauré. On ne sait si le bus 68 pourra continuer à rejoindre son terminus à la place de Clichy. Vous avez dit piétons ? Vous avez dit usagers des transports publics ?

 

Actualisation des thèmes sur lesquels nos sommes intervenus il y a quelques années

Il y a une quinzaine d’année, déclic 17/18 avait été à l’origine de l’intervention de la SEMAEST aux Epinettes pour réaffirmer la présence de commerces de qualité. Des résultats encourageants furent enregistrés rue de la Jonquière, mais peu ailleurs. Devons-nous relancer la SEMAEST ? Elle est habilitée à intervenir sur les deux rives des avenues de Clichy et de Saint-Ouen (ce qu’elle n’a pas fait). Une récente étude de la Chambre régionale des comptes épingle l’important déficit cumulé par la SEMAEST ces dernières années, et indique qu’elle devrait se rapprocher du GIE Paris-Commerce. Peu importe l’étiquette de l’organisme municipal, nous sommes bien décidés à rappeler à la mairie de Paris la volonté des habitants de lutter contre la mono-activité commerciale aux Epinettes et ailleurs, de défendre et promouvoir ces commerces de qualité auxquels ils aspirent.

Et sept ans après la signature de la Charte de qualité des commerces avenue de Clichy, à l’initiative de déclic 17/18, nous avons décidé de rappeler leurs engagements aux signataires de cette Charte.

 Voici la motion votée à l’unanimité.

« Réunis en Assemblée générale le samedi 17 décembre 2022, constatant que l’appareil commercial de l’avenue de Clichy ne s’est pas amélioré malgré la signature de la Charte de qualité des Commerces intervenue il y sept ans et restée lettre morte, les adhérents de déCLIC 17/18 ont adopté à l’unanimité la motion suivante :

 

« En mars 2016, une Charte de qualité des Commerces de l’avenue de Clichy de la Place à La Fourche était signée par cinq partenaires : la mairie de Paris (représentée par Olivia Polski, adjointe à la maire de Paris), la mairie du XVIIe (représentée par Brigitte Kuster maire du XVIIe arrondissement), la mairie du XVIIIe (représentée par Eric Lejoindre maire du XVIIIe arrondissement), la CCI de Paris (représentée par Gérald Barbier, vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris), et l’association déCLIC 17/18 (représentée par Philippe Limousin président de l’association déclic 17/18).

« Cette charte avait été rédigée par les services de la mairie de Paris après consultation des commerçants de l’avenue, à partir des propositions de l’association déCLIC 17/18 qui avait été à l’initiative de ce projet dès l’automne 2013.

« Cette Charte rappelle notamment les règlements en vigueur, auxquels les commerces doivent se conformer, rappelle les réglementations et apporte des conseils (devantures, enseignes, espaces de livraisons). Elle vise à attirer de nouveaux commerces afin de diversifier l’offre existante.

« Pour déCLIC 17/18 comme vraisemblablement pour l’ensemble des signataires, cette charte avait valeur d’engagement.

« A la veille du septième anniversaire de la signature de cette charte, on est loin d’avoir atteint les objectifs annoncés. Sans doute parce que n’a pas été respecté l’engagement de créer et de faire vivre un groupe de suivi « se réunissant au moins une fois par an, à l’initiative de la Direction de l’urbanisme de la mairie de Paris ».

« Les adhérents de l’association déCLIC 17/18 réunis en Assemblée générale annuelle le 17 décembre 2022 s’adressent aux signataires de la charte et demandent que ce comité de suivi soit enfin réuni dans de brefs délais.

«  La première tâche de ce comité de suivi serait, sept ans après, d’établir un bilan d’étape. »

22 décembre 2022