Jeudi 02 Avril 2020

Association des quartiers de la place de Clichy, des avenues de Clichy et de Saint-Ouen

Questions aux candidats. Les réponses de la liste “Ensemble pour Paris avec Agnès Buzyn” dans le XVIIe

1 – TRANSPORTS – CIRCULATION

1/1 – Quels moyens comptez-vous mettre pour faire respecter le code de la route ?

Installation des radars feux rouges pour diminuer le nombre de feux rouges grillés (rappel : les conseillers d’arrondissement des XVII et XVIIIe réunis en novembre 2014 ont été favorables à l’installation d’un radar feu rouge avenue de Saint-Ouen au croisement de la rue Fauvet. Il n’est toujours pas installé cinq ans après malgré l’accord du Préfet de police)

Les comportements irrespectueux du code de la route se sont multipliés, et contribuent au sentiment d’insécurité ressenti par les Parisiens.

Les moyens mis à disposition par la Mairie actuelle pour faire respecter le code de la route sont largement insuffisants, notamment parce  que seule une partie des agents de la DPSP ont des compétences en matière d’infraction routière et sont habilités à verbaliser les infractions.

C’est la raison pour laquelle je créerai une police municipale de 5 000 agents qui sera en mesure de sanctionner les comportements allant à l’encontre du code de la route.

En parallèle, j’intensifierai le plan de vidéoprotection sur Paris et dans le XVIIe en particulier. Celle-ci permettra d’améliorer la sécurité des Parisiens dans son ensemble, et jouera également un rôle clé dans le respect du code de la route, via la verbalisation à distance des comportements dangereux.

Nous installerons également des radars feu rouge sur certaines zones, lorsque c’est pertinent. Une telle installation sera particulièrement utile au croisement de la rue Fauvet et de l’avenue de Saint-Ouen ou encore au niveau de la rue Rostropovitch, j’y suis favorable.

Plus généralement, j’améliorerai le plan de circulation dans notre ville, avec par exemple le développement du Vélopolitain favorisant le déplacement à vélo, pour une meilleure cohabitation entre tous les flux de circulation.

1/2 – Faire respecter la limitation de vitesse sur les avenues de Saint-Ouen et de Clichy par la pose de radars automatiques ;

La police municipale sera mobilisée sur les principaux points noirs de l’arrondissement en matière de circulation, et en particulier au niveau des avenues de Saint-Ouen et de Clichy. Les agents opéreront des contrôles afin de faire respecter la limitation de vitesse, et réduire les comportements qui constituent un danger réel pour les piétons et les cyclistes. J’ai à cœur de favoriser le développement du vélo à Paris - cela ne pourra se faire qu’en améliorant drastiquement le sentiment de sécurité ressenti par les cyclistes.

Nous étudierons également l’installation de radars automatiques, tels que ceux déjà mis en place sur certains axes parisiens comme l’avenue Denfert Rochereau, afin de verbaliser les usagers ne respectant par la limitation de vitesse.

Nous reverrons par ailleurs l’aménagement de la voirie (ex. ajout de dos d’âne, chicanes) afin de réduire la vitesse sur les zones à risque, et modifierons le plan de circulation pour éviter les longues lignes droites accidentogènes

1/3 – Faire respecter les couloirs de bus, les places de livraison, verbaliser systématiquement les stationnements en double file.

Aujourd’hui, l’espace public est devenu une jungle parisienne. Certaines voitures sont mal garées, certains deux roues sont déposés sauvagement sur les trottoirs, les commerçants ne peuvent plus se faire livrer faute d’espace libéré à proximité de leurs boutiques… en un mot, Paris est devenu une ville où il ne fait plus bon circuler. Il est impératif de rendre à chacun sa place sur l’espace public, en organisant davantage son partage et en verbalisant les comportements conduisant à cette jungle urbaine. Il s’agira de l’une des missions quotidiennes de la police municipale que je souhaite mettre en place : s’assurer que tant les piétons sur les trottoirs, les voitures, les bus ou les deux roues sur la route, puissent évoluer en toute sécurité et sans gêner les autres usagers.

L’intensification du plan de vidéoprotection, que j’évoquais plus haut, permettra également de verbaliser les usagers stationnant en double file.

1/4 – Appliquer dans les faits l’interdiction de stationnement des 2RM sur les trottoirs. Et mettre fin à la gratuité du stationnement des 2RM.

Les deux roues se sont fortement développés dans la capitale, mais la Maire de Paris n’a pas créé les espaces adaptés pour que chacun puisse se garer. Il aurait fallu commencer par là ! Il est impératif pour moi de créer les emplacements dédiés, pour permettre aux deux roues de se garer en toute sécurité. C’est un préalable indispensable.

Par ailleurs, je serai intraitable sur l’occupation des trottoirs par les deux roues et les trottinettes, afin que les Parisiens retrouvent enfin du plaisir à se déplacer à pied dans notre ville.

1/5 – Mettre fin aux désordres consécutifs aux trottinettes électriques en installant des places de stationnement dédiées type Vélib.

Il aura fallu un an à la Maire sortante pour prendre conscience du problème posé par les trottinettes, et plusieurs mois pour lancer l’installation de places de stationnement dédiées à ces engins !

Cela ne peut plus durer, je prendrai ce problème à bras le corps pour que les piétons retrouvent, enfin, la possibilité de se déplacer, de manière apaisée, dans nos rues. Aujourd’hui, on ne peut tout simplement plus se promener à pied dans Paris.

Je rendrai les trottoirs plus accessibles et plus sûrs, et en sortirai ce qui n’a rien à y faire, comme les trottinettes. Pour cela, j’aurai deux priorités : accélérer l’installation de zones de stationnement dédiées aux trottinettes, et faire payer les opérateurs de trottinettes qui ne feraient pas respecter les règles de stationnement. Là encore, les agents de la police municipale seront mobilisés pour faire respecter les règles nécessaires au “vivre ensemble”.

 

2 -VOIRIE (et environnement) + QUALITE DE LA VIE

Que comptez-vous faire ?

2/1 - pour garantir aux piétons l'usage des trottoirs en endiguant leur occupation par les terrasses et étalages illégaux (en installant par exemple des contre terrasses en bois sur les places de stationnement devant les cafés) ;

L’installation de terrasses et d’étalages contribue à la dynamisation de nos quartiers, mais peut poser des problèmes de circulation pour les piétons. C’est pourquoi le règlement des terrasses et étalages encadre leur développement, afin de garantir une occupation équilibrée et harmonieuse de l’espace avec les piétons.

Nous veillerons à l’application de celui-ci.

Nous proposons la création de quartiers apaisés, dans lesquels le trafic de transit sera exclu afin d’accorder une place supplémentaire aux circulations douces. La voirie sera réduite pour élargir les trottoirs et installer des espaces végétalisés de pleine terre. Je propose notamment une rue jardin par quartier.

Les  espaces libérés pourront, si cela est pertinent, accueillir des terrasses supplémentaires, tout en garantissant une plus grande liberté de déplacement pour les piétons.

 2/2 – faire appliquer les lois et règlements réprimant le tapage diurne et nocturne (par exemple en installant davantage de méduses mesurant le nombre de décibels) et en appliquant une verbalisation réellement dissuasive en particulier quand il y a occupation abusive de l’espace public par les consommateurs.

Les nuisances sonores constituent une nuisance majeure pour les Parisiens, et ont un impact prouvé sur l’espérance de vie. L’actuelle majorité refuse de toute évidence de voir ce problème de santé publique, tant les mesures en la matière sont limitées !

J’en ferai une de mes priorités - nous installerons des radars sonores, équipés d’instruments de mesure du bruit, afin d’identifier les secteurs problématiques et de déployer les agents de la police municipale pour sanctionner les personnes ne respectant pas les règles.

Ils pourront également servir à verbaliser les véhicules motorisés générant des nuisances sonores. Je propose aussi une prime à la conversion de 2000 euros pour inciter les Parisiens à remplacer leur deux roues thermique par un deux roues électrique, plus respectueux de la tranquillité de chacun ! Il faut savoir qu’un scooter débridé qui circule d’est en ouest la nuit, réveille 80 000 Parisiens. Cela doit cesser.

L’occupation abusive de l’espace public par les consommateurs fera également l’objet d’actions systématiques par les agents de la police municipale, qui auront une connaissance fine de nos quartiers et des zones les plus touchées par ces comportements irrespectueux.

2/3 – pour entreprendre un réaménagement du terre-plein des boulevards Clichy et Rochechouart, très dégradés quinze ans après leur réaménagement, et à en assurer un entretien permanent ?

Nous touchons ici au cœur de la gestion des précédentes mandatures : on lance des chantiers, des projets, mais sans en assurer ni le suivi, ni l’entretien !

S’agissant des projets de réaménagement, ma méthode sera simple : j’associerai les acteurs concernés, riverains et commerçants des quartiers. Je soumettrai ainsi aux usagers et amoureux des boulevards de Clichy et Rochechouart une proposition de réaménagement pour ce terre-plein qui, effectivement, mériterait d’être repensé. J’en assurerai par ailleurs le suivi, avec un plan d’entretien sur la durée : il ne sert à rien d’investir dans des projets, si c’est pour les abandonner par la suite. Comme pour les autres sujets, j’aurai une vision long terme dans l’aménagement de l’espace public.

2/4 – pour contrôler les étalages démontables, stands et échoppes qui occupent l'espace public parfois sans autorisation, le plus souvent pour proposer des objets ou "souvenirs" de médiocre qualité made in "pays à très bas salaires" ?

Les étalages démontables se sont multipliés au cours des dernières années, notamment dans les principales zones touristiques de l’arrondissement et les mesures adaptées n’ont pas été prises. Il faut lutter avec force contre l’occupation illégale du domaine public, pour faire en sorte que Paris ne reste pas la jungle urbaine que j’évoquais plus haut.

Nous nous emparerons de ce sujet, sur Paris et dans le XVIIe arrondissement : les agents de la police municipale, déployés sur le terrain, pourront verbaliser la vente à la sauvette et pacifier l’espace public

2/5 –  faire respecter par l’opérateur Clear Channel, dans le cadre de l’installation des panneaux publicitaires, les 1,60 m de trottoir libre comme le prévoit la réglementation. 

En plus de leur impact sur la beauté du paysage parisien, l’installation de panneaux publicitaires pose un réel problème de déplacement pour les piétons, notamment pour les personnes à mobilité réduite ou les parents avec des poussettes. Des équipements ont été installés dans des endroits peu appropriés, et gênent le déplacement.

Là encore, une stricte réglementation existe. Nous la ferons respecter, en mettant en place un pilotage fin de l’installation de ces panneaux publicitaires, et en exigeant le déplacement immédiat des équipements posant un problème pour le déplacement des piétons.

2/6 – donner des moyens supplémentaires à la DEV pour permettre un réel verdissement de nos quartiers (équipement mais surtout entretien).

Paris n’est pas prête face au changement climatique. La mairie actuelle va droit dans le mur, en

multipliant les grands projets de construction faits de béton et de pots d’arbres disposés sur le bitume. Nous avons besoin de parcs et de bois, où passer quelques heures entre amis ou en famille, de trames d’eau et d’îlots de fraîcheur. J’en ferai une priorité de mon mandat.

C’est pourquoi j’établirai une “règle verte”, qui aura pour objectif de préserver les espaces verts, planter plus d’arbres et créer des îlots de verdure. Tous les grands projets de la ville seront soumis pour avis à un conseil scientifique et citoyen, qui jugera leur qualité écologique.

Nous œuvrerons au verdissement de nos quartiers, via la création d’une rue jardin par quartier, en concertation avec les habitants. Ces rues seront des espaces apaisés, végétalisés, où chacun pourra tout simplement souffler.

Dans le XVIIe, je créerai les Jardins Suspendus des Batignolles : 3,1 hectares d’espaces verts où chacun pourra venir s’y balader, pique-niquer en famille ou tout simplement s’y reposer les pieds dans l’herbe.

2/7 – limiter à une journée par semaine la possibilité de déposer des objets encombrants sur la voie publique.

La solution au problème des dépôts encombrants ne réside pas tant dans la limitation des jours de collecte, que dans l’amélioration de la réactivité du service de collecte des encombrants et dans la verbalisation de ceux ne respectant pas notre espace public.

Je simplifierai les circuits décisionnels, en réduisant le nombre d’échelons entre le décisionnaire et l’agent de terrain, pour une meilleure réactivité des services de collecte. Les encombrants déposés sur les trottoirs seront ainsi rapidement enlevés.

Les agents de la police municipale veilleront au respect des règles de dépôt sur la voie publique, et verbaliseront ceux qui ne les respectent pas. Nous serons notamment attentifs aux dépôts des professionnels, qui facturent aux clients le recyclage des déchets.

 

3 – COMMERCES 

Etes-vous prêts ?

3/1 – à lutter contre la mono-activité commerciale (en particulier quand des rues entières sont colonisées par des restaurants ou cafés) en émettant un avis défavorable (là où ils sont en surnombre) pour l’implantation de certains commerces, voire en préemptant les pas de porte disponibles pour en contrôler l’attribution.

Les commerces jouent un rôle clé dans la dynamisation de nos quartiers. Certains axes souffrent d’une mono-activité commerciale (ex. nord de l’avenue de Clichy), mettant à risque leur attractivité et les commerces qui y sont installés.

Nous aurons à cœur de revitaliser les axes concernés par cette mono-activité, en favorisant l’implantation de commerces de bouche et d’enseignes culturelles (notamment dans la rue Rostropovitch, au cœur du nouveau quartier Martin Luther King). Nous veillerons à l’équilibre d’ensemble de nos rues commerciales, et la SEMAEST constituera un outil puissant dans la revitalisation de ces axes.

Par ailleurs, j’appliquerai une règle simple : à la fin de mon mandat, il y aura au moins autant de commerces de bouche qu’au début.

3/2 – à élargir administrativement et géographiquement les compétences de la SEMAEST. Et à augmenter son budget pour une meilleure efficacité.

Je donnerai à la SEMAEST les moyens de ses ambitions. Toutefois, au préalable, il est indispensable de remettre à plat son champ d’intervention et d’examiner de manière fine les quartiers où son action doit porter en priorité.

3/3 – à faire appliquer la réglementation concernant les vitrines (vitrophanies occultantes), verbaliser les commerçants qui installent des chevalets sur l’espace public et demander systématiquement l’accord de l’ABF pour toute modification de façade commerciale (éclairages abusifs…).

Les éclairages abusifs constituent une double nuisance: environnementale et visuelle, pour les riverains qui habitent en face de certains bureaux ou commerces. Une réglementation existe, les agents de la police municipale veilleront à la faire respecter.

3/4 – à mettre fin, enfin, à l’activité des vendeurs à la sauvette – en activant les moyens de la police nationale et de la DPSP – en utilisant tous les moyens réglementaires (confiscation des denrées en vente par exemple). Et en remontant les filières d’approvisionnement.

Les ventes à la sauvette se sont développées dans notre arrondissement, en toute impunité. C’est vrai dans les secteurs touristiques du sud de l’arrondissement, mais également dans les quartiers nord, avec la vente de produits alimentaires en pleine rue et dans les stations de métro.

Nous mobiliserons les agents de la police municipale sur des actions ciblées, en coordination avec la police nationale, pour verbaliser et saisir les marchandises des vendeurs à la sauvette. La police nationale pourra ensuite mener le travail d’investigation qui s’impose, afin de remonter et démanteler les filières qui œuvrent au développement de cette activité, bien souvent dans des conditions très précaires pour les vendeurs. Cette action est indispensable pour la tranquillité de notre espace public mais aussi pour faire cesser une concurrence totalement déloyale à l’égard de nos commerçants !

3/5 –  à appliquer aux baux commerciaux le même blocage que l’on a appliqué à Paris aux loyers d’habitation.

La loi ne permet pas, aujourd'hui, d’encadrer les loyers commerciaux, mais c’est une piste que Stanislas Guerini, qui est à mes côtés dans cette campagne en étant en deuxième position sur ma liste, et les députés de la majorité pourront étudier à l’Assemblée Nationale.

 

3 – SÉCURITÉ

Que comptez-vous faire ?

3/1 – pour améliorer l’efficacité des agents chargés de la propreté, du contrôle des étalages, des gardiens des parcs et jardins et plus généralement des agents de la DPSP ?

Je créerai une police municipale formée à l’ensemble de ces sujets - 5 000 agents seront déployés sur l’ensemble de la capitale, pour un vrai maillage du territoire et une efficacité quotidienne. Nous avons besoin d’une police du quotidien qui permette, dans chaque quartier, d’avoir une action ciblée pour participer à la protection des personnes, à la prévention des vols et cambriolages et pour restaurer la tranquillité sur l’espace public.

J’augmenterai par ailleurs les moyens alloués à la propreté de notre capitale, en déployant des agents supplémentaires dans nos rues.

Je confierai aux maires d’arrondissement la gestion de la propreté. Ils sont les mieux placés pour décider où et quand déployer les agents de la propreté sur le terrain.

Je modifierai l’organisation des services de la propreté pour qu’un service aux Parisiens soit assuré jusqu’à 20 heures et au-delà, à savoir au moment où les habitants profitent aussi de leur ville.

Enfin, je créerai des brigades municipales antinuisibles, notamment pour lutter contre les rats et éradiquer les punaises de lit.

 

4 – TRAVAUX

Que comptez-vous faire ?

4/1 –  pour obtenir une meilleure coordination des différents opérateurs intervenant sur l’espace public (ENEDIS, CPCU, opérateurs téléphoniques)

Notre ville doit constamment s’adapter aux nouveaux besoins des habitants, enjeux environnementaux, nouvelles technologies… et des travaux dans l’espace public sont bien entendu nécessaires pour y parvenir. Encore faut-il qu’ils soient menés efficacement et de manière rationnelle, pour minimiser les nuisances rencontrées par les habitants.

Or, Paris souffre aujourd’hui d’une insuffisante coordination des interventions des différents opérateurs ! Je commencerai donc par là : coordonner les travaux pour éviter que deux, trois fois dans l’année, un trottoir, une rue, ne soient en chantier puis rebouchés.

4/2 – pour contrôler l’occupation abusive de l’espace public (au-delà d’une durée négociée lors de la signature) – chaussées et trottoirs –  par des chantiers qu’ils soient publics ou privés ? Quelles sanctions financières ? Quels sont les moyens de les recouvrer ?

Comme je viens de l’indiquer, j’accorderai une attention particulière à la bonne coordination des travaux à Paris. Je veillerai également au respect du calendrier des chantiers : trop souvent, un trottoir est ouvert le lundi, sans qu’aucune équipe n’intervienne ensuite avant plusieurs jours, ce qui est évidemment inadmissible pour les habitants du quartier ! Je serai donc très attentive à cela et aurai un dialogue constant avec les opérateurs de travaux pour qu’ils prennent aussi leurs responsabilités en la matière. La ville de Paris leur a confié la responsabilité de la remise en l’état, mais sans assurer un contrôle suffisant sur les délais. Je mettrai en place ce contrôle, et ferai en sorte que les pénalités financières soient, enfin, appliquées aux retardataires

 

5 - ACTIONS MUNICIPALES - STRUCTURES DE CONCERTATION

Que comptez-vous faire

5/1 – pour relancer la concertation compte tenu de la déliquescence de l’activité des CCQ durant la dernière période ?

Les conseils de quartier ont été un formidable outil de démocratie locale. Il est toutefois aujourd’hui nécessaire de les moderniser et de mettre les instances de démocratie locale plus près encore des habitants et de leurs préoccupations. Il faut, en un mot,  donner un nouveau souffle citoyen et démocratique aux parisiens!

Je créerai ainsi 240 quartiers dans la capitale. Ces quartiers, regroupant ca. 10 000 habitants chacun, seront à l’échelle de la vie des Parisiens et permettront de traiter, en concertation avec les riverains, commerçants, associations... des questions du quotidien telles que la propreté, la sécurité, l’exclusion ou encore la dépendance.

5/2 – Les déambulations citoyennes permettent de constater des irrégularités et des améliorations à apporter à l’espace public. Mais ces constats ne sont que rarement suivis d’effet : on déplore, on note et après ?

5/3 – pour apporter des réponses aux questions posées par des associations de quartier. Dans un délai raisonnable

Les déambulations citoyennes constituent un excellent moyen pour identifier les problèmes rencontrés dans chacun des quartiers. Mais le manque de coordination et de réactivité des différents services de la Mairie conduisent à ce qu’elles soient effectivement rarement suivies d’effet.

C’est pourquoi je créerai la fonction de manager de rue. Cette personne, employée par la Mairie, sera le point de contact privilégié des habitants et associations d’un quartier pour faire remonter les problèmes du quotidien sur 5/ 6 rues : lampadaire cassé, trou dans la chaussée, dépôts sauvages,… Le manager de rue, joignable par téléphone, sera chargé de faire intervenir les bons services de la Mairie et d’apporter une réponse rapide à vos problèmes.

5/4 –  Etes-vous favorable à la poursuite des budgets participatifs ? Quelles améliorations apporter au contrôle des votants ? Pouvez-vous vous engager à ce que les projets adoptés soient réalisés dans les trois ans ?

Vous engagez-vous à ne pas retenir des projets de budgets qui devraient de toute façon être menés dans le cadre de l’entretien et de l’investissement de la ville (en particulier dans les écoles) ?

Quelles actions entreprendre pour obtenir une meilleure transparence des commissions techniques ?

Et une meilleure transparence dans la fixation du montant des budgets ?

Limiter strictement à 30 % le montant des budgets affectés aux projets estampillés quartiers populaires (le dépassement créant de fait une rupture du principe d’égalité) ?

Sur le papier, le budget participatif constitue un outil puissant d’expression des citoyens. Mais la réalité est tout autre: manque de transparence, filtres multiples, lenteur administrative… autant de freins à son appropriation pleine et entière par les Parisiens!

La mise en œuvre des projets retenus est bien souvent soit purement et simplement abandonnée, soit fortement dénaturée par les services de la ville de Paris, qui se réapproprient les projets. Ce manque de respect du choix des parisiens est inacceptable.

Le budget participatif ne doit plus être l’annexe du budget de la Ville, visant à réaliser des projets relevant directement de la responsabilité de la Mairie, telle que la réfection d’un préau d’école ou la rénovation de toilettes!

C’est pourquoi je simplifierai son fonctionnement, et l’orienterai vers des projets innovants, souhaités par les habitants, et ayant un impact positif et durable sur leur cadre de vie.

Date de publication : 
Lundi 2 mars 2020