Jeudi 02 Avril 2020

Association des quartiers de la place de Clichy, des avenues de Clichy et de Saint-Ouen

Questions aux candidats. Les réponses de Pierre-Yves Bournazel tête de liste LREM dans le XVIIIe

 

1 – TRANSPORTS – CIRCULATION

 

1/1 – Quels moyens comptez-vous mettre pour faire respecter le code de la route ?

Installation des radars feux rouges pour diminuer le nombre de feux rouges grillés

Aujourd’hui seule une partie des agents de la DPSP actuelle ont des compétences en matière d’infraction routière. La création d’une police municipale de 5 000 hommes et femmes permettra d’agir aussi sur l’insécurité routière. Les patrouilles pourront ainsi sanctionner le non-respect du Code de la route.

Nous souhaitons doubler le nombre de caméras de vidéo protection. C’est un outil qui est aussi utilisé pour la sécurité routière, notamment pour verbaliser à distance les comportements dangereux, comme le non-respect d’un feu rouge ou encore la circulation dans un couloir de bus. Les radars au feu rouge peuvent également être une solution utile.

Nous proposons la création de quartiers apaisés sur le modèle des Superilles de Barcelone. Il s’agit d’exclure des quartiers le trafic de transit afin d’accorder une place supplémentaire aux circulations douces. La voirie peut alors être réduite pour élargir les trottoirs, installer des espaces végétalisés de pleine terre et du stationnement vélo sécurisé.

Votre question soulève également l’absence de suivi des décisions prises, que ça soit au niveau des Conseils d’arrondissement que du Conseil de Paris. Il faut simplifier les circuits décisionnels, avec moins d’échelons pour une meilleure réactivité des services. C’est pour cette raison que l’application « Dans ma Rue » ne produit pas les résultats attendus, elle n’est pas encore au cœur de l’action des services municipaux.

 

1/2 – Faire respecter la limitation de vitesse sur les avenues de Saint-Ouen et de Clichy par la pose de radars automatiques ;

D’abord, l’aménagement de la voirie doit être mieux pensé pour faire cohabiter l’ensemble des usagers de l’espace public : piétons, vélos, deux-roues motorisés et véhicules. C’est aussi régler la question des emplacements de livraisons, car un stationnement en double-file crée une situation dangereuse pour les plus vulnérables, les cyclistes et les piétons. Ensuite, les agents de la police municipale pourront faire des contrôles supplémentaires sur les points noirs de l’insécurité routière. Enfin, des radars peuvent être implantés pour sanctionner ceux qui persévéraient à ne pas respecter la vitesse. Il faut protéger les plus vulnérables, à commencer par les piétons.

 

1/3 – Faire respecter les couloirs de bus, les places de livraison, interdire les stationnements en double file.

La livraison n’est que le dernier maillon de la chaîne de transport de marchandises. C’est l’ensemble de cette filière qu’il faut repenser. La circulation de poids lourds dans Paris n’est plus souhaitable pour les livraisons. Il faut créer des sites stratégiques aux portes de Paris pour que le dernier kilomètre soit réalisé avec des véhicules électriques, de plus petit gabarit. Les parkings souterrains de la capitale peuvent aussi accueillir des espaces logistiques de proximité.

La question des livraisons est souvent mal appréhendée dans les opérations de réaménagement de voirie. Les emplacements ne sont pas au bon endroit la plupart du temps, ce qui incite au stationnement en double-file. C’est alors tous les usagers de l’espace public qui sont pénalisés, notamment les bus qui ne peuvent plus circuler dans leur couloir.

Là encore, la police municipale et la vidéo verbalisation seront mobilisées sur des opérations coups de poing pour rappeler à chacun les règles et sanctionner ceux qui persévèrent à les enfreindre.

 

1/4 – Appliquer dans les faits l’interdiction de stationnement des 2RM sur les trottoirs. Et mettre fin à la gratuité du stationnement des 2RM.

Le groupe 100% Paris de Pierre-Yves Bournazel à la Mairie de Paris a proposé de rendre payant le stationnement des deux-roues motorisés. Hélas, la Maire de Paris s’est opposée préférant renvoyer le sujet après les élections. La gratuité n’est plus justifiée aujourd’hui. Les scooters peuvent être plus polluants qu’une voiture et sont très bruyants dans une ville déjà stressée.

La mise en œuvre du paiement du stationnement devra être accompagnée de places supplémentaires de stationnement sur la chaussée. Le nombre de places vides aujourd’hui permet de créer facilement des emplacements pour les deux-roues.

 

1/5 – Mettre fin aux désordres consécutifs aux trottinettes électriques en installant des places de stationnement dédiées type Vélib.

Après un an de tergiversations, la Maire de Paris a enfin accepté de se saisir du sujet des trottinettes fin 2019. Des emplacements dédiés à ce type d’engins sont en cours de déploiement, mais les trottinettes continuent de stationner sur les trottoirs.

Dès l’arrivée des trottinettes à l’été 2018, j’appelais à la mise en place d’un appel à concurrence pour limiter le nombre d’opérateurs à deux ou trois, assorti d’un cahier des charges précis et de pénalités financières en cas de non-respect des règles de stationnement. Le manque d’anticipation sur ce point est évident au détriment de la bonne circulation des piétons, et singulièrement des personnes à mobilité réduite. Le ratage de la passation du nouveau Vélib’, dont le service ne fonctionne toujours pas de façon satisfaisante, a particulièrement pénalisé les usagers, laissant un vide dans lequel les opérateurs de trottinettes se sont engouffrés.

 

-VOIRIE (et environnement) + QUALITE DE LA VIE

 

Que comptez-vous faire ?

2/1 - pour garantir aux piétons l'usage des trottoirs en endiguant leur occupation par les terrasses et étalages illégaux (en installant par exemple des contre-terrasses en bois sur les places de stationnement devant les cafés) ;

Il est des secteurs où l’occupation des trottoirs par les terrasses peut entraîner des difficultés pour les piétons. Plusieurs types de réponses peuvent être apportées en fonction des considérations locales.

Le règlement des terrasses et des étalages doit être respecté. Les commerçants qui ne respectent pas les limites fixées dans leur autorisation doivent être sanctionnés par les policiers municipaux. Trop souvent, les débordements sont constatés avec une certaine tolérance.

Des solutions peuvent être trouvées pour concilier les nécessités économiques des commerçants et la bonne circulation des piétons. Dans les secteurs où les quartiers apaisés seront déployés, les espaces libérés pourront par exemple accueillir des contre-terrasses et les piétons auront plus de liberté et de facilité à se mouvoir.

 

2/2 – faire appliquer les lois et règlements réprimant le tapage diurne et nocturne (par exemple en installant davantage de méduses mesurant le nombre de décibels) et en appliquant une verbalisation réellement dissuasive en particulier quand il y a occupation abusive de lespace public.

Dans notre programme pour Paris, nous demandons à ce que les nouvelles caméras de vidéo protection soient équipées d’instrument de mesure du bruit pour identifier les secteurs où les règles ne sont pas respectées. La police municipale pourra ainsi s’y déployer et sanctionner les contrevenants.

Le respect de l’espace public et des habitants oblige à une sanction systématique de toute occupation de l’espace public qui n’est pas autorisée. Or, l’actuelle majorité ne semble pas prendre le problème à bras le corps.

 

2/3 – pour entreprendre un réaménagement du terre plein des boulevards Clichy et Rochechouart, très dégradés quinze ans après leur réaménagement, et à en assurer un entretien permanent ?

Comme souvent, la Mairie de Paris fait l’impasse sur l’entretien des aménagements réalisés. C’est le cas de nombreux projets conduits à travers le budget participatif. Dans le XVIIIe, l’aménagement de la promenade Barbès est malheureusement un échec car l’entretien et la sécurité du site n’ont pas été conçus dès le départ. Il faut donc revoir le pilotage des projets pour assurer leur pérennité une fois réalisés. La qualité des projets doit primer.

D’une manière générale, je souhaite associer les riverains dès le début des projets d’aménagements, pas seulement à la fin pour valider un projet déjà ficelé. Il y a besoin d’un nouvel état d’esprit, qui fasse confiance à l’intelligence collective, car les bonnes idées émergent bien souvent des associations et des citoyens.

Tout réaménagement sera coconstruit avec les habitants, les commerçants et toutes les personnes intéressées. Un aménagement attractif pour les habitants sera plus respecté que celui qui a été bâclé ou pis, qui ne répond pas à leurs attentes.

 

2/4 – pour contrôler les étalages démontables, stands et échoppes qui occupent l'espace public parfois sans autorisation, le plus souvent pour proposer des objets ou "souvenirs" de médiocres qualité made in "pays à très bas salaires" ?

Ce sera l’une des missions de la police municipale. Les patrouilles opérées dans l’espace public permettront de mettre fin aux abus mais aussi de lutter contre la vente à la sauvette qui semble se déplacer en toute impunité aujourd’hui. D’une manière générale, la ville a un rôle moteur à jouer par ses différents leviers d’action (préemption, rachat de baux commerciaux, PLU) dans la diversification commerciale et l’implantation de commerces de qualité.

 

2/5 – Faire respecter par l’opérateur Clear Channel, dans le cadre de linstallation des panneaux publicitaires, les 1,60 m de trottoir libre comme le prévoit la réglementation.

Il y a quelques mois, Pierre-Yves Bournazel a proposé que Paris renonce à la publicité dans ses rues. Il y a un enjeu quant à la préservation de la beauté de Paris et de son paysage urbain si singulier. Le retour de la publicité dans l’espace public est un recul écologique mais aussi pour les piétons. Plusieurs mobiliers ont été réimplantés à des endroits mal appropriés et gênent la bonne circulation des personnes, notamment à mobilité réduite. De plus, le pilotage semble encore défaillant car les travaux de finition ne sont pas toujours exécutés.

  

2/6 – Donner des moyens supplémentaires à la DEVE pour permettre un réel verdissement de nos quartiers (équipement mais surtout entretien).

Le permis de végétaliser est un échec parce que leurs titulaires ont abandonné les espaces végétalisés au bout de quelques mois si ce n’est quelques semaines. L’accompagnement a été défaillant et la DEVE doit être en mesure de reprendre l’entretien en cas d’abandon.

Pour préserver le cadre de vie, encore faut-il sanctuariser les espaces verts existants. Ainsi il a fallu que nous nous battions pour préserver le stade Championnet que la Maire de Paris et le Maire du XVIIIe voulaient bétonner. Nous nous engageons à préserver les espaces de pleine terre existants.

Nous défendons la proposition « un arbre dans ma rue » qui consiste à planter un ou plusieurs arbres à la demande des habitants dans leur rue à travers l’application « dans ma rue ». La création de quartiers apaisés permettra de débitumer des espaces pour la plantation en pleine terre d’arbres.

 

2/7 – Limiter à une journée par semaine la possibilité de déposer des objets encombrants sur la voie publique.

L’enjeu réside avant tout dans la réactivité du service de collecte des encombrants et dans l’effectivité de la sanction de ceux qui ne respectent pas notre espace public. C’est la priorité.

A ce stade, il apparaît que limiter la collecte à une seule journée pourrait compliquer les choses. Les habitants préféreront les laisser sur le trottoir plutôt que de les stocker en attendant le bon jour de la semaine.

En revanche, nous serons intraitables contre les dépôts sauvages commis par les professionnels alors qu’ils facturent aux clients le recyclage des déchets et que des déchèteries existent. Il est possible à l’aide des caméras de retrouver les véhicules ou les personnes qui ont déposé illégalement des restes de chantier. Ce sera là encore une mission de la police municipale.

 

2 - COMMERCE

 

Etes-vous prêts ?

3/1 – A lutter contre la mono-activité commerciale (en particulier quand des rues entières sont colonisées par des restaurants) en émettant un avis défavorable (là où ils sont en surnombre) pour l’implantation de certains commerces, voire en préemptant les pas de porte disponibles pour en contrôler lattribution.

La vitalité commerciale est une composante essentielle du cadre de vie et de la qualité de vie. Ils participent de l’esprit de village propre aux quartiers parisiens. Malheureusement, dans certains secteurs, la monoactivité a mis en péril les commerces de proximité.

Nous sommes attachés à préserver la vitalité et la diversité commerciales, c’est pourquoi nous nous y opposerons à chaque fois que l’implantation d’un commerce n’est pas profitable aux habitants.

Nous irons plus loin que préserver les commerces actuels. La revitalisation de certains quartiers passe par l’implantation de commerces de bouche et d’enseignes culturelles. La Mairie de Paris a des leviers pour agir dans ce domaine, je compte les utiliser et notamment la SEMAEST.

 

3/2 – A élargir administrativement et géographiquement les compétences de la SEMAEST. Et à augmenter son budget pour une meilleure efficacité.

La Mairie de Paris n’a pas profité des possibilités offertes par la loi Pinel pour élargir les leviers d’actions de la SEMAEST. La préemption de baux doit être encouragée.

Aujourd’hui, la SEMAEST n’a pas les moyens de ses ambitions. Les crédits du contrat « Vital Quartier 2 » ont été consommés mais aucun contrat « Vital Quartier 3 » n’est engagé. Résultat, la Mairie de Paris est impuissante pour lutter contre la monoactivité ou la fermeture de librairies. La cartographie d’intervention doit être revue pour inclure davantage de quartiers.

 

3/3 – A faire appliquer la réglementation concernant les vitrines (vitrophanies occultantes), verbaliser les commerçants qui installent des chevalets sur lespace public et demander systématiquement l’accord de larchitecte de lABF pour toute modification de façade commerciale (en particulier les éclairages abusifs).

La question des vitrines revêt en réalité deux aspects. D’une part, le règlement des enseignes et pré enseignes fixe un cadre que doit faire respecter la Mairie de Paris. Les vitrines aveugles par exemple sont interdites, tout comme le déploiement de chevalets voire de produits sur l’espace public et doivent être sanctionnés plus systématiquement.

D’autre part, il y a des difficultés juridiques pour réglementer certains points. Je pense notamment aux écrans qui se multiplient derrière les vitrines. Ils sont souvent agressifs pour les passants, sont doublement anti écologiques car ils consomment de l’énergie inutilement et sont une source de pollution lumineuse. Il faut rapidement trouver les moyens d’agir pour enrayer leur propagation. Pour cela, je compte m’appuyer sur les services de l’Etat, et notamment les ABF.

 

3/4 – A mettre fin, enfin, à l’activité des vendeurs à la sauvette en activant les moyens de la police nationale et de la DPSP en utilisant tous les moyens réglementaires (confiscation des denrées en vente par exemple). Et en remontant les filières dapprovisionnement.

Les ventes à la sauvette sont symptomatiques du laissez-faire actuel. Souvent ce sont les mêmes individus qui sont présents aux mêmes endroits, aux mêmes horaires. Cela donne l’impression d’une impunité totale.

Il faudra mener des opérations coup de poing pour y mettre fin. La vente à la sauvette étant un délit, il faut des opérations coordonnées avec la police nationale pour pouvoir saisir les denrées et les marchandises. Il appartient ensuite aux policiers de mener le travail d’investigation en lien avec le parquet pour remonter les filières.

Nous avons obtenu que l’Assemblée nationale consacre une enquête au trafic de contrebande, ce sera une première étape pour définir les outils juridiques complémentaires qu’il faut mettre en œuvre. 

 

3/5 – A appliquer aux baux commerciaux le même blocage que lon a appliqué à Paris aux loyers dhabitation ?

En l’état, la loi ne permet pas d’encadrer les loyers commerciaux. Les dispositions de la loi Pinel ne semblent plus adaptées à l’évolution actuelle des loyers. L’encadrement peut être un levier pour maintenir la diversité commerciale dans certains quartiers.

 

3 – SÉCURITÉ

 

Que comptez-vous faire ?

3/1 – pour améliorer lefficacité des agents chargés de la propreté, du contrôle des étalages, des gardiens des parcs et jardins et plus généralement des agents de la DPSP ?

Le déploiement de 5000 policiers municipaux d’ici 2026 à l’échelle parisienne permettra d’accroître l’efficacité des services de sécurité à Paris. Nous avons déjà perdu trop de temps pour la mise en œuvre de cette réforme. Plus de policiers municipaux, c’est indispensable pour faire respecter l’ensemble des règlements municipaux.

De manière générale, je souhaite que les maires d’arrondissement soient compétents en matière de propreté, avec les moyens techniques et humains qui vont de pair. C’est essentiel pour organiser le nettoiement au plus près des besoins et gagner ainsi en réactivité.

Nous souhaitons réimplanter les gardiens de square qui ont disparu ces dernières années. La présence humaine est indispensable dans les espaces verts pour permettre à chacun d’en profiter en toute quiétude. Des caméras pourront être installées à chaque fois que cela sera utile.

 

4 – TRAVAUX

Que comptez-vous faire ?

4/1 –  Pour obtenir une meilleure coordination des différents opérateurs intervenant sur lespace public (ENEDIS, CPCU, opérateurs téléphoniques)

Nous souhaitons assumer ce rôle de coordination des travaux. La Maire de Paris et son premier adjoint considèrent que ce n’est pas leur mission, nous sommes convaincus du contraire. L’absence de coordination conduit à ce que des trottoirs à peine remis en état soient de nouveau éventrés par un autre concessionnaire pour réaliser ses propres travaux.

Un adjoint unique sera en charge de l’espace public. Il aura la responsabilité de coordonner les travaux pour que l’ensemble des intervenants réalisent les travaux en bonne intelligence. Tout le monde peut y gagner, car certains coûts peuvent alors être mutualisés. Par ailleurs, aucune emprise de chantier ne sera créée si les travaux ne commencent pas. 

 

4/2 – Pour contrôler loccupation abusive de lespace public (au-delà d’une durée négociée lors de la signature) – chaussées et trottoirs –  par des chantiers quils soient publics ou privés ? Quelles sanctions financières ? Quels sont les moyens de les recouvrer ?

Tout opérateur qui utilise l’espace public pour ses travaux verse à la Ville de Paris une redevance. Il est tout à fait possible de prévoir une astreinte financière en cas de dépassement des délais ainsi que des pénalités si l’emprise constatée est plus large que celle autorisée.

 

5 - ACTION MUNICIPALE - STRUCTURES DE CONCERTATION

 

Que comptez-vous faire

5/1 – Pour relancer la concertation compte tenu de la déliquescence de lactivité des CCQ durant la dernière période ?

Les CCQ ont été vidés de leur intérêt. Les habitants constatent qu’ils ne sont pas entendus, que leurs projets sont détricotés.

Nous voulons associer les riverains bien en amont des projets. La concertation, ce n’est pas seulement demander si vous êtes pour ou contre, c’est concevoir avec les habitants les projets pour qu’ils répondent au mieux à leurs attentes.

 

5/2 – Les déambulations citoyennes permettent de constater des irrégularités et des améliorations à apporter à l’espace public. Mais ces constats ne sont que rarement suivis d’effet : on déplore, on note et après ?

L’organisation et le pilotage des services ne sont pas suffisamment souples pour s’adapter aux nouveaux besoins des habitants.

Si une équipe municipale a besoin de marches exploratoires avec les habitants pour savoir ce qui ne va pas, il y a déjà un problème de déconnexion. Ensuite, le plus important est de régler un à un la multitude de petits problèmes qui minent le quotidien. Pour cela, il faut un suivi rigoureux et régulier. C’est pour cette raison que je pense que le Maire d’arrondissement doit avoir plus de prérogatives, notamment dans la gestion de l’espace public : pour organiser le nettoiement des rues, pour veiller au bon entretien des trottoirs, pour lutter contre les incivilités.

Nous mettrons en place des permanences de quartier qui sont des outils essentiels dans le lien de proximité avec les habitants et agir de manière réactive. Les associations de riverains et de commerçants doivent être également être mieux associées, car elles sont en prise directe avec le quotidien d’un quartier.

 

5/3 – Pour apporter des réponses aux questions posées par des associations de quartier.

 

5/4 –  Etes-vous favorable à la poursuite des budgets participatifs ? Quelles améliorations apporter au contrôle des votants ? Pouvez-vous vous engager à ce que les projets adoptés soient réalisédans les trois ans ? Vous engagez-vous à ne pas retenir des projets de budgets qui devraient de toute façon être menés dans le cadre de lentretien et de linvestissement de la ville (en particulier dans les écoles) ? Quelles actions entreprendre pour obtenir une meilleure transparence des commissions techniques ? Et une meilleure transparence dans la fixation du montant des budgets ? Limiter strictement à 30 % le montant des budgets affectés aux projets estampillés quartiers populaires (le dépassement créant de fait une rupture du principe d’égalité) ?

Le budget participatif était une belle promesse mais sa réalisation manque parfois de transparence et comprend tellement de filtres qu’il n’a plus tout à fait un caractère participatif. Nous souhaitons lui donner un nouveau souffle.

Les projets soumis par les habitants sont souvent malmenés par les services qui les dénaturent parfois totalement pour entrer dans le budget alloué. Il faut que des habitants tirés au sort puissent suivre l’analyse du projet par les services. Ensuite, le fait que la Maire de Paris fixe elle-même la liste des projets soumis au vote des Parisiens est un contresens. Si bien qu’au final, on arrive à l’aberration suivante : un projet voulu par les habitants ne les satisfait pas. Sans compter les multiples projets qui ne sont réalisés que plusieurs années après leur vote.

Il faut libérer le budget participatif de ces filtres et le recentrer sur des actions bénéfiques pour les habitants. Un budget participatif, ce n’est pas demander si les habitants préfèrent la rénovation des toilettes ou l’achat de matériel pour nettoyer les rues. Ce sont des projets innovants qui embellissent le cadre de vie, permettent aux enfants de bénéficier d’infrastructures supplémentaires ou qui s’inscrivent dans la construction d’une ville plus durable.

L'équipe de Pierre-Yves Bournazel (LREM Paris)

Date de publication : 
Jeudi 27 février 2020